Le yoga des femmes en tournée

Première escale en région qu’on dit éloignée à Val d’Or, au Centre de Yoga Bien-être, avec Carole Marquis. Deux groupes de femmes se sont inscrits pour profiter de l’atelier. Dans une ambiance relax mais néanmoins sérieuse, elles ont fait l’apprentissage de la série du yoga thérapeutique hormonal créé par Dinah Rodrigues.

Des journées bien remplies, un intérêt et un enthousiasme contagieux, et pour moi des rencontres riches avec des personnes dynamiques et créatives.

Le but de l’atelier de yoga hormonal est d’enseigner une technique de yoga s’adressant spécifiquement aux femmes, et de donner aux participantes un outil afin qu’elles puissent poursuivre la pratique par elles-mêmes, tout en profitant à l’occasion d’un cours en groupe. J’assure ce suivi dans la grande région de Montréal. A Val d’Or, les femmes auront l’opportunité de continuer avec Carole Marquis, qui est également certifiée.

Les raisons qui ont motivé ces femmes à apprendre le YTH étaient variées: SPM, saignements abondants, kystes, ménopause précoce, manifestations de la ménopause. Il va sans dire que la pratique est essentielle, et malgré l’arrivée de l’été et des vacances, gageons qu’elles s’y engageront dès maintenant afin de profiter de ces journées de formation et d’intégrer tout de suite la série. Outre les positions avec respiration en bastrika, les exercices antistress sont très importants car le stress contribue directement à diminuer les taux d’hormones féminines. 

L’atelier est aussi une occasion de célébrer la féminité en reconnaissant nos forces et notre pouvoir d’agir sur notre santé. Rester vigilante, à l’écoute de soi et informée est la meilleure façon de faire des choix éclairés dans notre cheminement de vie.

Pour ma part je garde en moi la mémoire du bruissement du vent dans les feuilles des peupliers faux-trembles, de l’air pur, du soleil couchant au bord du lac, de la qualité du silence. Merci à toutes et en particulier à Carole – et à Louis – pour le généreux accueil.

Prochain rendez-vous du yoga pour femmes

Mont St-Hilaire, Salle Amaryllis, les 12-13 août 2011

info: www.yogavoyageur.com

J’invite toutes les femmes à partager leur expérience ou leurs questionnements sur le yoga des femmes en écrivant sur ce blogue.

Bon été!

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Version allégée de la série: toujours autant de bénéfices!

Lors de son récent passage à Montréal en fin de semaine dernière, Dinah Rodrigues, créatrice de la série Yoga thérapeutique hormonal pour la ménopause et les désordres hormonaux, nous a fait part de quelques changements à la routine. Les exercices restent les mêmes, c’est le nombre de répétitions des mouvements qui change. Ainsi toute femme peut exécuter la routine en 30 minutes, ce qui s’accorde mieux à nos emplois du temps souvent chargés. Elle insiste sur les respirations et exercices antistress, car le stress fait baisser le taux des hormones féminines, (voir autre article en archives) donc les bénéfices de la pratique des positions pourraient s’avérer beaucoup moindres si on est stressée en permanence.

Les bénéfices
sécheresse vaginale: disparaît après une semaine de pratique
sommeil: amélioration notable très rapidement
douleurs musculaires, instabilité émotive, SPM, faible libido, manque de courage et d’énergie… disparaissent après quelques semaines
bouffées de chaleur: environ 2 à 3 mois pour s’en départir complètement (continuer la pratique, de façon un peu plus espacée, pour «s’entretenir».

Et comme toute forme de yoga, la constipation disparaît, la digestion se fait mieux, le moola bandha (contraction du périnée) renforçant les muscles du plancher pelvien, favorise la rétention tout en faisant remonter l’énergie dans la colonne vertébrale.
Je rappelle que la pratique de cette technique est recommandée en prévention à partir de 35 ans, avant que les glandes diminuent leur production d’hormones.

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surrénales et cortisol

Taux de cortisol et épuisement des glandes surrénales

(en réponse à une question posée lors d’un atelier Yoga thérapeutique hormonal.)

Les surrénales jouent un rôle très important dans la productions des hormones sexuelles et des hormones du stress qui permettent de réagir aux situations de la vie courante.

Ces glandes ont deux fonctions: premièrement elles déclenchent la réaction instinctive de lutte ou de fuite -la respiration et le débit cardiaque s’accélèrent, envoi de sang vers le cerveau, poumons et muscles. Les réactions de stress agissent comme stimulant pour l’organisme afin qu’il mobilise le maximum de ses ressources et réagisse à la situation, ce qui est essentiel.

Deuxièmement, elles produisent des hormones qui régularisent le système immunitaire et les fonctions reproductrices. Les hormones libérées par les glandes surrénales sont l’adrénaline, puis l’endorphine, le cortisol et la sérotonine.

Quand le stress ne dérougit pas

Des périodes de stress prolongées entraînent une élévation chronique du taux de cortisol (hormone du stress). Une fois passée le moment de stress ou la situation réglée, le taux de cortisol s’abaisse. Par contre, si la situation stressante dure trop longtemps sans que la personne puisse la régler, ou qu’elle se reproduit trop souvent, l’organisme entre tôt ou tard dans une phase d’épuisement.

On dit que les surrénales sont épuisées quand la production continuelle de cortisol fatigue les glandes. Cet épuisement favorise le déséquilibre hormonal car les surrénales sont liées à la thyroide, elles travaillent de concert. De nos jours, le fonctionnement des glandes surrénales de la majorité des gens, en particulier des femmes, est compromis par une existence trop stressante.

Conséquences
L’épuisement des glandes surrénales se manifeste par des bouffées de chaleur, des sueurs nocturnes abondantes, de l’insomnie (notamment l’insomnie initiale, quand on n’arrive pas à s’endormir), une sensibilité accrue aux allergènes environnementaux, de l’hypoglycémie, des difficultés de concentration, une baisse d’énergie, des vertiges au lever, de l’irritabilité, de la nervosité ou de l’anxiété, un souffle court, des problèmes aux genoux, des contractions involontaires des muscles, des palpitations, une sensibilité à la lumière, des problèmes digestifs, des rages de sel, de sucre, d’aliments vides ou de café.
La charge de travail des surrénales augmente pendant la ménopause, car ces glandes prennent le relais alors que les ovaires produisent beaucoup moins d’œstrogène.
Chez les femmes, en particulier celles qui rentrent à la maison après une journée de travail pour s’occuper de leur famille, la quantité de cortisol reste élevée en soirée, alors qu’elle devrait normalement être à la baisse pour permettre de s’endormir.

Ajoutons que selon Dinah Rodrigues, formatrice en Yoga hormonal pour femmes, le stress entraine une baisse de la production d’œstrogène et de progestérone. D’où l’importance de se pencher sur ce qui cause notre stress et prendre des moyens pour le diminuer, par exemple méditation, relaxation, Yoga thérapeutique hormonal, marche en pleine nature.

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Des blessures et des bénéfices

Toute personne qui est bien guidée par son professeur apprendra à s’écouter, à respecter ses limites dans la pratique, donc à éviter les blessures. Mais le fait est que nous vivons dans une société de performance, et certains élèves tenteront d’aller trop loin trop vite, de performer dans l’exécution de positions difficiles, poussés par leur ego, par une fierté mal placée. En conséquence, qu’on l’admette ou pas, des blessures surviennent en yoga. Or l’esprit du yoga, tout au contraire, nous appelle à prendre le temps. Qui a dit qu’on pouvait apprendre à jouer du violon en 6 mois?

Yoga is all you need
D’autre part, l’univers du yoga n’est pas à l’abri de publicités fallacieuses, où on commercialise des cours qui répondraient à tous les besoins: mise en forme, contrôle du poids, exercice cardiovasculaire… Si on cherche le remède miracle, l’outil miracle, cette promesse est attirante. Et quand est-il de ces affirmations?
À partir des années 70, des scientifiques ont tenté de comprendre les effets du yoga sur les pratiquants, à différents niveaux. Les conclusions, qui rejoignent souvent ce que nous, professeurs, observons dans la pratique, méritent néanmoins d’être relevées.

Exercice aérobic (cardiovasculaire)

À moins de pratiquer une forme comme l‘Ashtanga (la plus exigeante physiquement) ou de faire la salutation au soleil rapidement et de nombreuses fois sans s’arrêter, le yoga n’est pas ce qu’on peut appeler un exercice aérobic. Il est d’ailleurs intéressant de savoir que cet enchaînement de mouvements fluides date des années 30, où il aurait été développé dans la tradition Krishnamacharya, dans la mouvance du mouvement nationaliste et de la volonté des Indiens de favoriser la santé de leur peuple. La salutation au soleil, pour notre plus grand bénéfice, s’est ensuite répandue dans tout le pays et dans le monde. Cependant, en pratiquant les asanas, on acquiert flexibilité, souplesse, on vit en meilleure santé car les organes fonctionnent mieux, on solidifie les muscles et les os et on prend la vie avec plus de détachement.

Perte de poids

Le yoga est reconnu comme un exercice antistress par excellence, entrainant un ralentissement du métabolisme. Ce qui nous amène à la question du poids. Selon la compréhension scientifique, le métabolisme étant ralenti, la pratique devrait plutôt faire prendre du poids qu’en perdre. Ce qui arrive c’est que le yoga nous aide à ressentir la satiété, nous fait prendre conscience de nos fausses faims (cravings) – vous savez quand on se retrouve la main sur la poignée du frigo sans véritable raison. De plus, la respiration profonde nous nourrit, de même que la nourriture saine que nous adoptons en même temps que la pratique. Rappelons que l’essence du yoga est de détendre le mental en passant par le corps, et par là même de progresser vers une meilleure perception de soi, corps-émotions-pensées et du lien entre les trois. Ce qui nous amène à des changements au quotidien qui améliorent notre vie. Alors oui, le yoga peut aider à maitriser son poids.

Être plus heureux
Et finalement, le point le plus intéressant des récentes recherches menées auprès d’adeptes du yoga, c’est qu’il rend les gens plus heureux. N’est-ce pas ce vers quoi nous tendons tous et toutes?

Éliette Aubin, http://www.yogavoyageur.com

 

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On mentionne souvent la longévité des yogis, certaines assertions pouvant être qualifiées de farfelues. En dépit de la mystification occasionnelle, on peut accorder crédit au lien entre yoga et longévité.

Une découverte des dernières années, d’ une équipe de recherche de l’Université de San Francisco, démontre que le yoga peut ralentir l’horloge biologique. Les chercheurs se sont demandés pourquoi les cellules vieillissent, meurent ou au contraire restent jeunes plus longtemps. La réponse se trouve dans la compréhension de l’ADN, en particulier des télomères, qui se trouvent tout au bout des chromosomes. Ces télomères raccourcissent chaque fois qu’une cellule se divise, elles sont en quelque sorte l’horloge qui détermine le temps de vie restant pour chaque cellule. Mais cela ne se passe pas toujours de la même façon et on a vu parfois un homme de 80 ans avec des télomères plus «jeunes» que ceux d’un homme de 30 ans. Un certain nombre de conditions de vie affecte les télomères, le plus importante étant le stress psychologique chronique, ensuite l’inflammation et une mauvaise alimentation.

Dean Ornish, le cardiologue bien connu qui fait depuis longtemps la promotion du yoga, de la relaxation et d’une alimentation saine pauvre en gras, s’est associé à l’équipe de recherche scientifique pour réaliser une étude. Un groupe d’adultes de 50 à 80 ans a pratiqué le yoga une heure par jour/ 6 jours par semaine pendant trois mois. Les résultats ne laissent aucune place à l’ambiguïté: déclin du mauvais cholestérol, de la pression sanguine, de la détresse émotionnelle et des pensées négatives.

Les résultats de la recherche ont été publiés à la fin 2008, et pour les onze scientifiques, cette découverte a des implications sur la longévité cellulaire, le renouvellement des tissus, la prévention des maladies et l’allongement de la durée de vie. Évidemment, ce que l’on se souhaite surtout, c’est de vivre en santé et joyeux le plus longtemps possible.

Article inspiré de The Science of Yoga, the Risks and the Rewards, William J.Broad.

Passionnant  pour les professeurs ou quiconque s’intéresse au Yoga et à son histoire.

Éliette Aubin

professeure de Hatha Yoga

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Un autre atelier, une nouvelle expérience!

En fin de semaine dernière à Prévost, nous étions réunies alentour de Lucie Chandika Garneau, qui m’avait invitée à venir enseigner le Yoga thérapeutique hormonal à un petit groupe formée d’amies.  Une occasion pour elles de découvrir une nouvelle pratique de yoga tout en s’offrant un congé entre filles.

Pour la plupart de ces jeunes femmes dans la quarantaine, l’enjeu ne tournait pas alentour de la ménopause, quoi qu’elles en ont certainement tiré des enseignements qui les prépareront merveilleusement bien à ce passage. Pour l’heure, la pratique du yoga hormonal leur donne énergie, vitalité, l’impression d’habiter son corps, de se sentir bien dans leur corps de femme. Entre nous la magie a opéré, des blocages se sont dissous, ces femmes motivées ont coloré notre rencontre chacune à sa manière.

Lise a préparé pour le groupe un dîner d’alimentation vivante de son «cru», léger, goûteux et soutenant et Guylaine a chanté pour nous durant la visualisation de clôture de l’atelier, sa voix se déposant sur des images intérieures de la lumière de la lune. Un pur bonheur, qui s’est prolongé pour moi sur le chemin du retour vers Montréal, à l’écoute de musiques de films qui remplissait mon coeur d’allégresse.

Transmettre ce yoga créé pour les femmes est toujours un grand plaisir, et l’atelier se bonifie de fois en fois. Encore merci à toutes de votre participation.

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Les positions inversées, souveraines!

Les positions inversées: des postures reines

Dans la gamme de positions de base du yoga, les positions inversées devraient tenir une place de choix dans toute pratique. Certes, pour le débutant ou la personne ayant une condition physique qui l’empêche de tenir de longues minutes, la position sur la tête ou même la chandelle peuvent apparaître rébarbatives, sinon inaccessibles. Il n’en en rien. Et les introduire dans votre vie dès maintenant est un atout majeur pour votre santé et votre équilibre.

Toutes les positions inversées favorisent la circulation sanguine, apportent oxygène au cerveau, aident à la digestion et l’élimination, relâchent la pression dans les jambes, entrainent le retour du sang des veines vers le cœur, favorise l’élimination des déchets, stimulent le système nerveux et endocrinien.

Viparita ou la demi-chandelle stimule thyroïde et hypophyse, excellente contre les varices, favorise le sommeil

Sarvangasana ou position d’élévation sur les épaules stimule thyroïde et parathyroïdes, qui régularisent l’absorption du calcium, stimule système nerveux et digestif, favorise une expiration complète, annule stress mental et émotif.

Sirshasana ou position sur la tête revitalise, soulage l’anxiété et les tensions après une journée de travail devant un écran, repose les yeux, recommandé pour les problèmes reliés à l’asthme, au diabète et aux déséquilibres reliés à la ménopause.

Important: on apprendra la position sur la tête guidé par un professeur. En attendant on peut l’apprivoiser en prenant la position de l’enfant, puis rouler sur le sommet de la tête et soulever les fesses. Tenir quelques secondes à la fois et revenir en position de l’enfant.

Au besoin, un professeur vous guidera dans l’adaptation des positions inversées, en utilisant le mur et un bolster (serpentin ferme).

Alternative: à la maison, dos sur votre tapis, fesses collées contre le bas du mur, vous pouvez allonger les jambes au mur, mains sur le ventre ou bras ouverts, en respirant calmement. Puis ouvrir les jambes en V et garder la position pendant 3 à 5 minutes. Votre dos repose confortablement sur le tapis, vous ne fournissez pas d’effort pour tenir les jambes en l’air, vous tenez la position en respirant, simplement.  Favorable pour le système génito-urinaire, chez les hommes et les femmes.

Les positions inversées sont reliées à la capacité de voir les choses d’un autre angle, de modifier sa perspective plutôt que de rester dans des croyances figées.

Pour en savoir plus, vous trouverez un excellent article dans la revue Yoga Mondo, été 2011

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